L’immigration clandestine au Maroc
Phénomène motivé par la pauvreté et le chômage, l’immigration clandestine constitue un obstacle au développement des pays la subissant.
La responsabilité étant à partager entre le Maroc et l’Union Européenne, cette dernière s’implique dans la lute contre l’immigration clandestine, vu qu’elle en subit les conséquences aussi, en lui accordant des budgets non négligeables. Ces budgets sont généralement dépensés sur des stratégies de renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine, la mise à niveau des postes frontières fixes, des stratégies pour la surveillance des frontières, l’amélioration du cadre juridique. En plus des efforts de sensibilisation des jeunes et immigrants potentiels.
Vu les événements tragiques vécus toute au long de cette année, 2006, il a été jugé nécessaire de revoir toutes les politiques concernant la gestion frontalière.
Et à partir de 2007, il est prévu de mettre en place un nouveau programme-cadre intitulé ” Solidarité et gestion des flux migratoires pour la période 2007-2013 “, constitué de quatre fonds :
Fonds européen pour les réfugiés ;
Fonds pour l’intégration des ressortissants des pays tiers ;
Fonds pour les retours ;
Fonds pour les frontières extérieures.
Et comme il y a une grande conscience sur le fait que la lutte contre l’immigration clandestine ne doit pas se limiter seulement aux actions de sécurité et contrôle des frontières, il a été décidé de mener des actions pour lutter contre les facteurs qui sont à la base les causes de cette immigration.
Aussi, le Maroc ne fait plus face seulement à ses citoyens immigrant à l’étranger, mais il est considéré comme une voie de transition pas des immigrés irréguliers de plusieurs pays africains, vers l’Eldorado européen. Problématique face à laquelle le Maroc a vu ses approches sécuritaires mises à l’épreuve, et en sortant avec de bons points.